Vous n’êtes pas « juste fatigué ». Vous vous levez épuisé alors que vous avez dormi. Les tâches qui vous semblaient simples demandent un effort disproportionné. Vous ressentez un détachement étrange vis-à-vis de votre travail, de vos proches, parfois de vous-même. Ce que vous traversez a un nom — et une explication. Le burnout n’est pas un manque de volonté. C’est le résultat d’une exposition prolongée à un stress chronique que le corps et le cerveau n’ont pas pu compenser. L’Organisation mondiale de la santé le reconnaît officiellement comme un phénomène professionnel depuis 2019. Des chercheurs comme Christina Maslach, qui a développé l’échelle de mesure de référence, ont montré qu’il touche des dimensions précises : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la perte du sentiment d’efficacité personnelle. Dans ce dossier, nous abordons le burnout sans minimiser ce qu’il représente — ni le dramatiser au point de le rendre insurmontable. Vous trouverez des repères pour distinguer la fatigue intense de l’épuisement profond, comprendre les mécanismes biologiques et psychologiques à l’oeuvre, et identifier les premières étapes d’une reconstruction qui respecte votre rythme. Ce que vous allez trouver ici :
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